Focus sur les JNMG

Souffler n’est pas jouer…
17/07/2015 (All day)

En France, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) touche environ 3,5 millions de personnes (soit 7,5 % de la population adulte), occasionne 16 000 décès par an, contraint 100 000 patients à recourir à une assistance respiratoire à domicile. Chaque année 40 000 nouveaux sujets bénéficient d’une ALD pour insuffisance respiratoire chronique soit un coût annuel estimé à 3,5 milliards d’euros. Chiffres assez édifiants alors que la BPCO serait sous-diagnostiquée ! Ce déficit tient d’abord à une symptomatologie clinique souvent peu spécifique au début mais surtout trop tardive dans l’histoire naturelle de la maladie (la dyspnée en particulier est largement sous-estimée par les patients eux même). Un diagnostic précoce ne peut se concevoir qu’avec une évaluation de la fonction respiratoire par spirométrie, mettant en évidence un trouble ventilatoire obstructif (VEMS/CV < 70 %, non réversible). Des recommandations internationales donnent aussi à cet examen un rôle essentiel pour le suivi des patients atteints de BPCO. Elle est utile pour l’éducation thérapeutique de l’insuffisant respiratoire ou encore dans l’aide au sevrage tabagique. Pour toutes ces raisons, les spiromètres, devenus plus simples à utiliser et surtout moins onéreux devraient, au même titre que les tensiomètres ou les électrocardiographes, faire partie des outils diagnostiques du généraliste. Alors, quel appareil choisir ? Comment l’utiliser ? Pour quels patients ? Quel bénéfice ?